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Les bénéfices de l’appareillage

Dequelle manière les aides auditives améliorent la qualité de vie

Si certains troubles auditifs relèvent d’un traitement médical par un intervention médico-chirurgicale, ce n’est pas le cas de tous. Lors d’une surdité de perception, l’ORL conseille la mise en place d’appareils auditfs pour améliorer de manière significative la qualité de vie et protégeant ainsi les facultés cognitives de l’individu touché .

Aujourd’hui, les bénéfices liés à un appareillage sont connus et les études montrent qu’ils permettent de réduire les effets négatifs de la surdité.
Ainsi, en France, 86 % des appareillés affirment que leurs aides auditives améliorent au moins occasionnellement leur qualité de vie, et 50 % d’entre eux affirment que c’est régulièrement le cas.

Dequelle manière les aides auditives améliorent la qualité de vie

Cet impact est d’autant plus positif car il touche à la communication et à la vie sociale des individus appareillés :

Evaluation du changement après avoir porter des aides auditives

Le professeur Hélène Amieva explique : « le port d’une prothèse auditive agirait positivement sur la cognition en restaurant les capacités de communication, en favorisant le maintien d’activités sociales et la qualité de vie. » et elle souligne que « pour la première fois, un résultat suggère que le port d’une prothèse auditive participe à atténuer [le déclin cognitif] ».

Jean de Kervasdoué, souligne : « toutes les études montrent que l’appareillage permet de prévenir efficacement la dégradation de l’état de santé et rapidement – dès 3 mois »
Les bénéfices de l’appareillage sont maximisés lorsque le patient est équipé à temps.
Face aux conséquences de la surdité non traitée, les médecins plaident pour une meilleure prévention et une entrée aussi rapide que possible dans le parcours de soins.
L’importance de la réhabilitation auditive face au lien entre perte auditive et déclin cognitif.  Pour Séverine Leusie, « l’aggravation inéluctable de l’hypoacousie accentue les difficultés liées à la surdité et rend la réhabilitation de plus en plus difficile. Prendre l’habitude de reconstruire des formes sonores est en effet beaucoup plus facile pour le patient lorsque les déformations sont minimes : plus il aura commencé tôt, plus les automatismes rendront le travail aisé plus tard (lorsque la perte sera plus
importante ou encore lorsqu’il faudra changer les appareils).» Le premier stade de la presbyacousie, note encore Séverine Leusie, ou stade pré-clinique, « passe
généralement inaperçu alors qu’il offre toutes les chances au patient de retrouver une audition normale [bien que discordante avec ce qui était précédemment entendu, ndlr] grâce au port de deux aides auditives (traitement habituel) Cette phase est une période idéale pour comprendre comment travailler son oreille lorsque la surdité va s’aggraver, grâce à une rééducation dite « audio-verbale ».

Une précocité également recherchée par les financeurs de la sécurité sociale

En 2013, le président de la Mutualité Française, Etienne Cagniard déclarait : « On parle toujours de la prévention en santé, qui peut avoir des résultats extraordinaires, mais pour les atteindre il faut énormément de ténacité et de pugnacité, s’inscrire dans la durée, parce que les retours sur investissements sont lents. On parle beaucoup moins de prévention dans la dépendance, domaine où les retours
sur investissements sont pourtant beaucoup plus rapides. Il est extrêmement facile de retarder de quelques mois l’entrée en dépendance. (…) Je me bats pour que l’on évalue l’efficacité de ce que l’on peut faire en prévention. Il y a des domaines, trop négligés à mes yeux, dans lesquels nous pouvons être efficaces.
L’exemple de la dépendance le démontre. Le sujet est à nouveau en débat, et si l’on veut traiter cette question uniquement sous l’angle assurantiel, c’est-à-dire à partir de la seule solvabilisation du coût de la dépendance lourde quand on est en institution, l’équation est insoluble. En revanche, travailler sur des approches préventives et de développement de services permettrait de développer des services essentiels en matière de prévention. »
Pour l’heure, les propositions faîtes pour systématiser un dépistage de troubles auditifs puis un appareillage précoce de la surdité peinent à s’imposer bien que 5 079 centres auditifs en France sont prêts à soutenir cette démarche malgré des sommes en jeu assez faible si l’on compare aux 16,7 milliards que représente aujourd’hui le non-traitement de la surdité.

Ainsi que le rappelle Guillaume Flahault, président du Synea, “Dans tous les cas, l’appareillage auditif améliore le quotidien des malentendants et prévient le risque de troubles auditifs notamment chez les personnes âgées. Mais encore faut-il que l’appareillage soit effectué à temps ce qui présuppose à terme, un dépistage systématisé ainsi que la levée des freins de l’appareillage. D’autant que l’on sait maintenant que la mise en place d’un système automatisé sera sans commune mesure avec les dépenses liées aux troubles cognitifs.”

1 Comment

  1. Hervé6767 dit :

    Article très intéressant ! Personnellement je me suis laissé convaincre de porter des prothèses auditives et ça m’a en effet changé la vie. Avec la qualité des appareils auditifs actuels, plus besoin d’hésiter.

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