La détection de la déficience auditive par l’audioprothésiste

Quatre questions posées au SYNEA
Quatre questions posées au SYNEA
15 juillet 2017
Oreille internet
Qu’est ce que la surdité ? Qu’est ce que la presbyaccousie ?
25 juillet 2017
Show all

La détection de la déficience auditive par l’audioprothésiste

Détection de la déficience auditive

La détection de la déficience auditive par l’audioprothésiste comme première étape du parcours de soins à défaut d’un dépistage automatique.

Les Français tout comme leurs médecins généralistes sont encore mal informés de la presbyacousie et de ces risques liés. Trop peu encore vont consulter un ORL. Un sondage d’Opinionway en 2011 justifie ce constat : 97 % des 45 ans et plus ont déjà consulté un ophtalmologue pour la vue contre seulement 47 % un médecin ORL pour leur audition.
Alors qu’il y a une réelle nécessité aujourd’hui à répondre à un appareillage précoce, l’idéal serait de pouvoir dépister la surdité dès les premiers symptômes.

Le dépistage systématique reste aujourd’hui limité à trois cas :

– Le dépistage est depuis peu obligatoire (2012) dans les maternités afin de détecter les cas de surdités néonatales.
– La médecine scolaire procède à un repérage des troubles sensoriels pour les enfants âgés entre deux et six ans.
– La médecine du travail quant à elle, procède dans le cadre de la surdité professionnelle à une surveillance des troubles auditifs notamment chez les salariés exposés au bruit (80 dB)sur 8 heures, et sur courte durée mais avec des expositions plus fortes de (135 dB).

En outre, c’est surtout au médecin généraliste, scolaire et du travail de surveiller leurs patients afin de dépister la déficience auditive sans qu’aucun protocole systématisé ne soit prévu.

Des signes d’une prise de conscience des pouvoirs publics

Bien que l’on déplore un manque au niveau de la reconnaissance des pouvoirs publics de ces phénomènes, des signes montrent une prise de conscience sur la nécessité d’un dépistage précoce. Cependant, les moyens accordés restent insuffisants et aucune action concrète n’a encore été menée.

Dans le cadre du plan 2010-2012 pour les personnes malentendantes. Les pouvoirs publics se sont engagés à appliquer 13 mesures comme la mise en place de dépistages systématiques à un certains âges de la vie (16-25 ans et à 60 ans), mais l’engagement n’a pas été suivi d’effets.

Plus récemment, un amendement a vu le jour dans le cadre du projet de loi de modernisation de notre système de santé pour procéder à un dépistage des jeunes au cours de la JDC (journée défense et citoyenneté) qui s’est retrouvé au final abrogé pour un dispositif moins lourd: « une information est dispensée sur la prévention des conduites à risque pour la santé, notamment celles susceptibles de causer des addictions et des troubles de l’audition. »

Un autre signe positif se symbolise par la mise en place d’un plan national de prévention de la perte d’autonomie (5) remis en septembre à la secrétaire d’état chargée des personnes âgées qui recommande : « mettre en place des dépistages précoces » en précisant : « le dépistage de la surdité doit se faire dans la tranche d’âge des 55/65 ans si l’on veut augmenter la proportion des personnes de plus de 70 ans qui portent régulièrement leur appareil auditif ».

Les audioprothésistes se proposent pour tester l’audition de l’ensemble de la population.

La première approche proposée renvoie à la mise en place de questionnaires pour déficient auditif afin qu’il prenne conscience de leur perte auditive. Des tests en ligne sont également mis à disposition par certaines enseignes de l’audition. L’association Presbyacousie propose un test téléphonique afin de repérer un éventuel déficit auditif.

Pour finir, un certain nombre d’audioprothésistes offrent gratuitement un dépistage des troubles auditifs. Les mutuelles organisent également des évènements comme la journée nationale de l’audition pour sensibiliser le grand public.

Malgré l’avancée en terme de repérage de troubles auditifs, ils ne constituent pas un diagnostic. Le but recherché étant de créer un déclic qui va amener l’individu à s’engager dans le parcours de soins.

L’intérêt véritable de ces tests est de sensibiliser le public aux enjeux de l’audition, et de repérer la déficience auditive. Une fois que l’audioprothésiste aura constaté un trouble auditif, il orientera la personne chez un médecin ORL pour effectuer un diagnostic complet de son audition.

“Quoi qu’il en soit, plus le dépistage de troubles auditifs est précoce, plus ce dernier permettra de réhabiliter l’audition de l’individu concerné. L’idéal serait de pouvoir dépister la surdité dès les premiers symptômes par la mise en place d’un système de dépistage.”, insite Guillaume Flahault, président du Synea.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *